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Focus sur : l’assurance auto et les objets connectés

18 mai Focus sur : l’assurance auto et les objets connectés

Du « Pay AS you drive » au « Pay HOW you drive »…en attendant le WHERE ?

70% des consommateurs se déclarent prêts à s’équiper d’un objet connecté pour faire diminuer leurs primes d’assurance automobile (étude de Forrester research), les expériences de tarification comportementale se multiplient.

Cette  démarche a émergé avec les dispositifs « Pay as you drive »: considérer que la prime d’assurance doit être proportionnée au nombre de kilomètres parcourus chaque année par un assuré.

Cette première expérience a été complétée par la suite par le dispositif « Pay how you drive ». L’idée, ici, n’étant plus de fonder le montant de la cotisation sur le nombre de kilomètres parcourus mais d’identifier un comportement de BON conducteur.

Ainsi Allianz a lancé la conduite connectée au cours de l’été 2014 et l’a couplée avec une réduction tarifaire à compter de septembre 2015.

exemple allianz

 

AXA a lancé la marque blanche « Youdrive » filiale de Direct assurances en juillet 2015.

 

Comment définir un comportement de bon ou de mauvais conducteur : Le « HOW »?

Les assureurs mettent en place des dispositifs (boîtiers) capables de mesurer et  remonter les données de conduite (freinage, accélération, négociation des virages…) pour réduire le tarif si le conducteur se comporte bien. Un principe simple mais qui pose quelques questions :

  • Comment intégrer les éléments exogènes dans l’appréciation du comportement ? La mesure d’un risque se fait « toute chose égale par ailleurs », or dans certains cas, les facteurs exogènes (circulation à certains horaires, température extérieure…) peuvent modifier le comportement d’un conducteur. Comment dès lors évaluer correctement le comportement d’un conducteur sans prendre la mesure de ces facteurs ? Très concrètement comment mesurer les conséquences d’une mesure telle que l’autorisation de circulation des deux roues entre les files dans certaines villes : comment prendre en compte cette expérimentation de manière égalitaire ?
  • Comment sont recueillies ces données ? Sont-elles exhaustives,  exactes et pertinentes ? Les assureurs ont-ils pris en compte dans la détermination des données nécessaires à l’évaluation du risque et la détermination de la prime qu’ils devaient disposer d’un historique suffisant pour réaliser leur analyse de comportement ?
  • Comment sont stockées et conservées ces données propres à l’assuré ? Va-t-il également disposer d’un droit à l’oubli sur le stockage de données qui constitueraient pour lui un « élément à charge » lorsqu’il aurait pu être considérer comme mauvais conducteur ?

L’étape suivante : Du «Pay HOW you drive » au « Pay …WHERE you drive » ?

La présence de boitiers dans les véhicules permet certes de mesurer le comportement du conducteur mais elle permet également de géo-localiser le véhicule, ce qui peut être un point positif en cas d’accident ou de soustraction du véhicule. Certains opérateurs comme Identicar proposent d’ores et déjà à leurs adhérents la possibilité d’équiper leur véhicule d’une puce (identifiant RFID) permettant la géolocalisation en temps réel en plus du gravage des vitres.

 

La géolocalisation des véhicules étant possible en temps réel, est-ce à dire que l’assureur va pouvoir être tenté de prendre en compte le critère de lieu pour déterminer une diminution ou aggravation du risque ?

 

Le Code des assurances prévoit la possibilité pour un assureur de modifier la cotisation d’assurance en cas d’aggravation du risque. Les tarifications d’assurance automobile diffèrent d’ores et déjà selon le lieu d’habitation du conducteur. L’étape suivante  pourrait-elle être, s’agissant d’une cotisation avec le « Pay how you drive » qui évolue à la hausse et à la baisse mensuellement, de faire varier la cotisation du conducteur selon la localisation du véhicule, ou encore la plage horaire d’utilisation ?

 

Les assureurs français se sont vus condamnés par la CJCE pour non-respect du principe d’égalité de traitement entre hommes et femmes dans les tarifications des cotisations d’assurances http://bit.ly/1TKCDWh

Les assureurs qui mettent en place ces démarches connectées peuvent-ils craindre des poursuites pour non-respect du principe d’égalité de traitement entre assurés connectés et les autres ?

pay as you drive

Si le principe de mutualisation n’est pas remis en cause (catégorie de personnes soumises à un même risque) : ne peut-on pas considérer qu’il est quelque peu « égratigné » par cette discrimination (positive) en faveur de ces assurés « connectés » ?

 

 

 

 

 



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